( 18 novembre, 2013 )

et voici le grand méchant loup qui nous vient de….

Un chercheur anglais, Jamie Tehrani,a réussi à remonter aux origines du conte du « Petit Chaperon rouge » en se servant de méthodes scientifiques. Popularisé par les frères Grimm, dont la version était moins cruelle, ce conte est l’un des plus connus au monde. La version que racontent les frères Grimm dans leur recueil publié en Allemagne au XIXème siècle est elle-même basée sur celle de Charles Perrault, écrivain français, écrit au XVIIe siècle. Et la version de Perrault est tirée d’un conte encore plus ancien transmis par la tradition orale en France et en Autriche. Même si cette filiation est depuis longtemps clairement établie, l’origine plus ancienne de ce conte a toujours fait débat parmi les spécialistes.

L’anthropologue britannique   a mené une étude en  faisant appel à une méthode statistique: un modèle dont se servent les biologistes pour établir le degré de parenté entre les espèces et mieux comprendre leur évolution. Le chercheur explique : j’ai réalisé le même travail qu’un « biologiste qui montre par exemple que les humains et les grands singes partagent un ancêtre commun, mais qu’ils ont évolué dans des espèces distinctes« .

Grâce à cela, il a déterminé que « Le Petit Chaperon rouge » a les mêmes origines qu’un célèbre conte allemand : « Le loup et les sept chevreaux ». L’histoire finale a simplement divergé. Pour arriver à cette conclusion, Jamie Tehrani a employé le modèle mathématique sur 58 variantes du conte en se concentrant sur 72 variables (nombre et sexe des protagonistes, le type d’animal, la fin, les ruses utilisées, etc.) Il existe par exemple une variante du conte où la fillette échappe au loup en demandant si elle peut sortir pour aller aux toilettes. Pour rappel,  « Le loup et les sept chevreaux », conté en Europe et au Moyen-Orient est l’histoire d’une chèvre qui quitte sa maison et ses petits en leur disant de n’ouvrir à personne. Mais le loup qui a entendu l’avertissement parvient à les tromper, à entrer et à les manger. Encore plus différent en Asie de l’est (Japon, Chine et Corée notamment), un conte « La grand-mère tigre », fait dormir tout un groupe d’enfants avec un tigre déguisé en leur grand-mère. Après que l’animal a mangé le plus jeune, les autres réussissent à s’échapper en demandent de sortir pour aller aux toilettes.

Avec le modèle, Tehrani a comparé les similarités entre les variables et déterminé la probabilité qu’elles proviennent d’une même source. Ceci a alors abouti à la création d’un arbre qui montre comment l’histoire a évolué. Selon les résultats publiés dans la revue PLoS ONE, la version la plus ancienne du « Petit Chaperon rouge » n’est pas issue de la tradition orale chinoise comme certains le disaient. « Ma recherche montre l’opposé, à savoir que la version chinoise est dérivée des traditions orales européennes« , affirme Jamie Tehrani . »Les Chinois ont en fait mélangé le Petit Chaperon rouge, le loup et les sept chevreaux, et des contes du folklore local pour créer une nouvelle version hybride« , indique-t-il.  La recherche montre également que « Le loup et les sept chevreaux » date du Ier siècle et que ce n’est que 1.000 ans plus tard qu’une de ses variantes est devenue « Le Petit Chaperon rouge ».

 

( 18 novembre, 2013 )

Voulez-vous réécouter des chansons de La Grèce antique?

Voilà une musique qui a déjà 2500 ans d’existence et qu’un chercheur anglo-saxon a étudiée récemment : il a retrouvé des fragments de partitions partition_grecqueet leur interprétation semble connaitre un certain succès sur le net. Ses recherches se sont basées sur une «douzaine de documents anciens, qui comportent une notation vocale conçue aux alentours de 450 avant J.C. Celle-ci consiste en une suite de lettres alphabétiques et de signes placés au-dessus des voyelles des mots grecs». Selon le chercheur, cette musique se rapproche des sons indiens et orientaux, avec des mélodies qui reproduisent parfois le schéma vocal du Grec ancien (une intensité sonore variée selon les différentes syllabes).

Pourtant, il n’est pas le premier à se pencher sur ce que l’on présente comme la plus vieille musique du monde.L’ensemble Kerylos depuis de nombreuses années produit des CD nous permettant de nous imaginer un peu mieux la musique grecque.

Pour en savoir un peu plus, allez voir ce site  , Actu-histoire antique.

 

 

( 14 octobre, 2013 )

Vous reprendrez bien une petite dose (d’Art)?

Une fois n’est pas coutume, un peu de pub’ pour une application (NDLR: Je ne l’ai pas personnellement testée….)  qui devrait plaire aux férus des écrans que nous sommes  (presque ) tous et à la génération « zapping » qui caractérise les plus jeunes.

Voici Artips, du lundi au jeudi, une anecdote sur l’Histoire de l’art est envoyée sous forme de newsletter aux abonnés sur leur smartphone ou tablette ou ordinateur. L’appli se voudrait répondre à une volonté de « démocratiser l’art et son histoire, sans pour autant tomber dans la vulgarisation ».

( 1 août, 2013 )

La princesse se maria et alors la vraie vie commença….

 

Dina Goldstein est une photographe d’origine israélienne  qui vit au Canada.  Pour elle, le petit Chaperon rouge, Blanche-Neige, Cendrillon et autres princesses que l’on croise dans  les histoires pour enfants ont des destins tragiques. Elle affirme que sa « série ‘Princesses déchues’ [‘Fallen Princesses’] est née d’une douleur profonde et personnelle, quand  [elle a] développé une colère contre le ‘heureux pour toujours’ qu’on nous donne à manger à la petite cuillère depuis l’enfance. »

Elle explique ainsi  qu’elle a été inspirée, pour créer ces images, par sa fille. Alors que l’enfant commençait à s’intéresser, comme toutes les petites filles, aux princesses, la photographe a eu un cancer. « Les deux événements sont entrés en collision et m’ont interrogée sur cette définition de la princesse et à quoi elle pourrait ressembler si elle avait dû combattre une maladie, lutter financièrement ou faire face au vieillissement. »

La première photo de la série a donc été une Raiponce moderne qui avait perdu ses précieux cheveux avec la chimio.

La princesse se maria et alors la vraie vie commença.... dans divers raiponcechimio-300x211

Là, vous reconnaissez Blanche Neige en mère surmenée…

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Et lorsque la photographe martèle « Je suis une réaliste féroce, donc je voulais mettre les princesses dans des situations de la vie réelle avec leurs propres problèmes. », on peut se demander qui du conte de fées ou du monde moderne est un univers impitoyable…..

 

( 7 avril, 2013 )

Quand la pop culture rencontre le classique…

Hillary White,  peintre américaine, a fait du détournement d’œuvres d’art, sa marque de fabrique. Dans de nombreux tableaux, réalisés à l’huile, elle met en scène des héros de comics, de dessins animés ou d’Internet dans les décors des peintures les plus connues au monde. 

Ainsi, , Batman et Robin rejouent la tentation de Saint AntoineQuand la pop culture rencontre le classique... dans divers batman-et-robin-rejouent-la-tentation-sous-le-pinceau-d-hillary-white_120401_w460-265x300 et Freddy Krueger (personnage de Freddy, les griffes de la nuit) joue les trouble-fête à la terrasse de café de Van Goghla-terasse-de-cafe-de-van-gogh-visitee-par-freddy-krueger_120393_w460-265x300 21ème siècle dans divers. Ces scénettes  décalées peuvent plaire à ceux qui aujourd’hui ont surtout une culture télévisuelle et pourrait hérisser les tenants d’une culture plus classique. 

Son projet qui a de quoi dérouter, Hillary White l’explique ainsi: « Je suis native du Maine, née des profondeurs salées d’un chaudron bouillonnant débordant de pop culture des années 80, d’art classique, et d’Alice au Pays des Merveilles. Je passe le plus clair de mon temps à peindre des mash-up d’art classique et de pop culture. ‘Il y a des fois dans notre vie où nous devons faire des choix en fonction de notre instinct plutôt que de notre intellect. Souvent l’âme connaît le choix à faire avant même que l’esprit rationnel ait eu le temps d’enregistrer l’information’ ».


( 7 avril, 2013 )

Lorsque la photographie revisite la peinture..

Voici deux photographes  qui présentent une caractéristique commune: produire des œuvres  s’inspirant de toiles anciennes, notamment de la Renaissance.

  • Inspiré par les plus grands maitres de la peinture classique, le photographe britannique Edward Carlile est l’auteur d’une série de portraits que l’on dirait tout droit sortie d’un musée. L’artiste   reproduit la même ambiance que l’on trouve dans les tableaux de Delacroix, Rembrandt ou Vermeer. Intitulée Faces of the Past,Lorsque la photographie revisite la peinture.. dans divers pietro-bembo-1526-edward-carlile_88152_w460-265x300 les modèles de cette série photographique ont ainsi la particularité de posséder une étrange ressemblance avec les sujets qui ont inspiré autrefois quelques-uns des plus grands chef-d’œuvres de l’histoire de l’art.

« J’ai toujours aimé regarder les portraits intemporels. Quand j’ai un modèle devant moi, je tiens à les habiller avec des tissus, chapeaux et foulards. Leur enlever tout ce qui attrait à leur contemporanéité pour les rendre universels », raconte ainsi Edward Carlile pour expliquer sa démarche artistique. 

  • Le photographe italien Mark Abouzeid a voulu rendre hommage aux chefs-d’œuvres de la peinture de la Renaissance italienne. En tentant de reproduire par des clichés des œuvres picturales du passé, il est parvenu à donner vie à des photographies proches de la peinture classique où les protagonistes semblent ici tout droit sortis du XVe siècle.

Mark Abouzeid tente de faire se confronter l’art du passé avec les moyens modernes apportés aujourd’hui par la photographie numérique ainsi que par la retouche d’images sur ordinateur. Il  parvient à reproduire quasiment à l’identique l’atmosphère et les rendus picturaux caractérisés par ces tableaux du XVe siècle.  Le photographe italien crée dans cette série de portraits intitulés The New New World portrait-marc-abouzaid-265x300 21ème siècle dans diversune forte ressemblance entre ses sujets et les portraits qui l’ont inspiré. À tel point qu’il est parfois même difficile dans certains cas de faire la distinction entre la photographie et la peinture d’origine ayant servie de modèle. 

 

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