( 18 août, 2013 )

Tu viens avec moi au musée? N’oublie pas palmes et tuba!

Jason deCaires Taylor est un artiste anglais né en 1974.  Diplômé de la London Art University, il est devenu en parallèle de ses études, moniteur de plongée. Cela lui permet aujourd’hui d’allier dans un seul et même travail ses deux passions. En effet, il a pu pratiquer son art non pas dans les galeries d’art contemporain, mais plutôt en milieu subaquatique.

En 2006, il a créé le premier parc au monde de sculptures sous-marines, situé près de l’île de Grenade dans la mer des Caraïbes.

En 2010, en collaboration avec le personnel du Parc national Marin, il inaugure à Cancun, station balnéaire réputée pour le tourisme de masse, au Mexique,  une exposition au Museo Subaquatico de Arte (MUSA), c’est à dire sous l’eau! A ce jour, la structure a un fonds de plus de 400 sculptures, mais il a été estimé, après étude de l’impact environnemental  qu’environ 1000 œuvres  pouvaient être immergées sur le site. A terme, le site pourrait recevoir jusque 750 000  visiteurs!

Dans son projet artistique, Jason deCaires Taylor semble vouloir interroger la question du temps. Ce temps qui passe et qui abîme irrémédiablement les choses… Au lieu de vouloir conserver intact l’aspect de ses sculptures comme d’autres protègent avec le plus grand soin certaines œuvres d’art, l’artiste choisi plutôt de leur faire subir les outrages du temps en les plongeant en milieu marin; la prolifération de la faune et la flore sous-marine qui  se greffent tout autour des sculptures ajoute alors comme une seconde peau aux personnages. Les coraux et consorts deviennent d’actifs collaborateurs de l’artiste humain, puisqu’en colonisant les statues ils les transforment. Parfois même, ils semblent leur donner vie…Tu viens avec moi au musée? N'oublie pas palmes et tuba! dans divers une-statue-en-ciment-ici-colonisee-depuis-longtemps-par-les-algues-marines_132152_w460-265x300

Le travail du plasticien britannique s’inscrit également dans un rapport direct avec son environnement en favorisant la réhabilitation des massifs de coraux. Afin d’encourager les coraux à se développer sur ses œuvres, l’artiste utilise ainsi depuis 2006 non plus la pierre pour la fabrication de ses statues, mais plutôt du ciment de qualité marine mélangé à du sable ainsi qu’à des micro-silices afin de produire un béton de pH neutre destiné à favoriser la prolifération de la flore une-statue-sous-marine-de-l-artiste-jason-decaires-taylor_132149_w460-265x300 21ème siècle dans diverset de la faune marine.

Alors un jour peut-être, vous aussi vous enfilerez vos palmes et votre tuba pour aller admirer aux côtés de « la gent écailleuse « ces statues de pierre ? 

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( 13 août, 2013 )

Bactéries en (s)cul(p)ture.

 

Luke Jerram, un artiste britannique réalise des reproduction en verre soufflé de bactéries et virus capables de rendre les humains ou les animaux malades.

Le projet baptisé « Glass Microbiology » (littéralement « Microbiologie en verre ») compte ainsi à ce jour un grand nombre d’exemplaires comme la représentation de la bactérie Escherichia coli, des virus H1N1 de la grippe porcine, Bactéries en (s)cul(p)ture. dans divers le-virus-h1n1-de-la-grippe-porcine-reconstitue-en-verre_61071_w460-265x300

H5N1 de la grippe aviaire ou encore celui du SIDA. 



Luke Jerram, passionné de médecine, utilise une série de photographies et modèles scientifiques. Mais son travail nécessite parfois l’intervention de virologues de l’Université de Bristol afin de la représentation soit la plus exacte possible. Ensuite, la réalisation finale est effectuée par trois souffleurs de verre professionnels : Kim George, Brian Jones et Norman Veitch. 

Pour Luke Jerram, ce projet permet de rétablir une certaine vérité concernant la représentation habituelle des  virus et bactéries qui apparaissent dans les médias comme artificiellement colorés. Ces représentations ont ainsi tendance à investir complètement l’imaginaire commun au détriment de la réalité. En effet, les virus comme la plupart des composants biologiques sont complètement transparents. En créant des reproductions en verre, l’artiste offre donc l’opportunité d’observer l’infiniment petit de manière authentique et réaliste.

Le travail de Luke Jerram a été accueilli avec grand enthousiasme par les amateurs d’art tout comme par la communauté scientifique. Le projet a d’ailleurs reçu un prix d’imagerie médicale. Actuellement, les sculptures de microbiologie sont exposées au Museum of Arts and Design (MAD) de New York ainsi qu’au National Glass Center au Royaume-Uni.

( 1 avril, 2013 )

Sculpteur de lumière!

En récupérant toutes sortes de pièces et d’objets épars dans les décharges ou autres poubelles, Diet Wiegman , un artiste originaire des Pays Bas, fabrique depuis de nombreuses années des petites sculptures qui lui servent par la suite à réaliser des ombres chinoises étonnantes. En amoncelant entre eux pièces en métal, chiffons ou encore vieux pinceaux recouverts de peinture séchée, Diet Wiegman donne alors vie à des silhouettes de personnages, de chaises ou encore de répliques d’œuvres d’art comme le célèbre David De Michel-Ange.Découvrez-les sur son site, ainsi que toutes ses autres réalisations artistiques!

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( 29 janvier, 2013 )

Quand l’art s’interroge su la nature du mal….

Him de Maurizio Cattelan , statue représentant Hitler de façon un peu différente, a récemment été exposée dans…..le ghetto de Varsovie.

Entre polémique et réflexions, voici  un article intéressant sur le sujet.

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( 31 octobre, 2012 )

Zidane, une icône intouchable?

Zidane, une icône intouchable? dans divers zidane-materazzi-abdemessed-2-300x182 Voici l’œuvre d’ Adel Abdessemed installée il y a un mois sur le parvis du Centre Pompidou à Paris, alors que le musée consacre à cet artiste une exposition à l’intérieur de ses murs: la statue représente le coup de tête que  Zinédine Zidane  adonné à Marco Materazzi, lors de la finale de la Coupe du monde 2006. Cette sculpture de 5 m de haut a fait couler beaucoup d’encre  et vient de faire l’objet de récriminations, dans une lettre ouverte,de la part de dirigeants du monde du football qui voudraient que Zidane soit en mesure de « dénoncer et faire cesser immédiatement cette utilisation négative de [son] image », et aussi qu’il « témoigne de [son] soutien indéfectible aux valeurs éducatives de notre football, pour lesquelles nous sommes nombreux à nous battre » .

Jerome Latta , rédacteur en chef des cahiers du football, nous livre, dans un post de son blog, une analyse intéressante sur ce que peut faire ou non un artiste et notamment sur sa capacité à transformer en objet artistique quelque chose qui n’avait pas vocation à l’être.

 

Pour voir le post de ce blog affilié au journal Le Monde

 

( 21 octobre, 2012 )

Un art qui donne vie ?

 Vous avez probablement tous , un jour ou l’autre, façonné des petites « œuvres » avec de la mie de pain ou des pelures de fruits.  Terry Border, sculpteur et photographe américain, s’est tourné  lui aussi depuis quelques temps  vers la sculpture sur aliments: vous regarderez peut-être désormais votre paquet de chips d’un autre oeil…

Un art qui donne vie ? dans divers the-kiss The cheasy kiss (after Rodin)

 

Si vous voulez voir son blog et ses autres réalisations, cliquez ici (ensuite cliquez sur le crayon)

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