( 18 mars, 2014 )

Portrait en bactérie

Zachary Copfer, un microbiologiste et photographe américain a réalisé des portraits de célébrités à partir de leurs propres bactéries. Pour un rendu style Pop Art, Zachary Copfer a exposé certaines zones des boîte de Pétri à des rayonnement afin de stimuler la croissance des bactéries. Un art pour le moins original qu’il appelle la “bactériographie”.

A l’occasion de la convention anglaise des scientifiques « The Big Bang UK Young Scientists & Engineers Fair » qui s’est déroulée à la mi-mars 2014, des célébrités britanniques comme Stephen Fry et Carol Vorderman ont participé à cette expérience scientifique insolite où on leur a tiré portrait à partir de leurs propres bactéries!

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( 18 novembre, 2013 )

et voici le grand méchant loup qui nous vient de….

Un chercheur anglais, Jamie Tehrani,a réussi à remonter aux origines du conte du « Petit Chaperon rouge » en se servant de méthodes scientifiques. Popularisé par les frères Grimm, dont la version était moins cruelle, ce conte est l’un des plus connus au monde. La version que racontent les frères Grimm dans leur recueil publié en Allemagne au XIXème siècle est elle-même basée sur celle de Charles Perrault, écrivain français, écrit au XVIIe siècle. Et la version de Perrault est tirée d’un conte encore plus ancien transmis par la tradition orale en France et en Autriche. Même si cette filiation est depuis longtemps clairement établie, l’origine plus ancienne de ce conte a toujours fait débat parmi les spécialistes.

L’anthropologue britannique   a mené une étude en  faisant appel à une méthode statistique: un modèle dont se servent les biologistes pour établir le degré de parenté entre les espèces et mieux comprendre leur évolution. Le chercheur explique : j’ai réalisé le même travail qu’un « biologiste qui montre par exemple que les humains et les grands singes partagent un ancêtre commun, mais qu’ils ont évolué dans des espèces distinctes« .

Grâce à cela, il a déterminé que « Le Petit Chaperon rouge » a les mêmes origines qu’un célèbre conte allemand : « Le loup et les sept chevreaux ». L’histoire finale a simplement divergé. Pour arriver à cette conclusion, Jamie Tehrani a employé le modèle mathématique sur 58 variantes du conte en se concentrant sur 72 variables (nombre et sexe des protagonistes, le type d’animal, la fin, les ruses utilisées, etc.) Il existe par exemple une variante du conte où la fillette échappe au loup en demandant si elle peut sortir pour aller aux toilettes. Pour rappel,  « Le loup et les sept chevreaux », conté en Europe et au Moyen-Orient est l’histoire d’une chèvre qui quitte sa maison et ses petits en leur disant de n’ouvrir à personne. Mais le loup qui a entendu l’avertissement parvient à les tromper, à entrer et à les manger. Encore plus différent en Asie de l’est (Japon, Chine et Corée notamment), un conte « La grand-mère tigre », fait dormir tout un groupe d’enfants avec un tigre déguisé en leur grand-mère. Après que l’animal a mangé le plus jeune, les autres réussissent à s’échapper en demandent de sortir pour aller aux toilettes.

Avec le modèle, Tehrani a comparé les similarités entre les variables et déterminé la probabilité qu’elles proviennent d’une même source. Ceci a alors abouti à la création d’un arbre qui montre comment l’histoire a évolué. Selon les résultats publiés dans la revue PLoS ONE, la version la plus ancienne du « Petit Chaperon rouge » n’est pas issue de la tradition orale chinoise comme certains le disaient. « Ma recherche montre l’opposé, à savoir que la version chinoise est dérivée des traditions orales européennes« , affirme Jamie Tehrani . »Les Chinois ont en fait mélangé le Petit Chaperon rouge, le loup et les sept chevreaux, et des contes du folklore local pour créer une nouvelle version hybride« , indique-t-il.  La recherche montre également que « Le loup et les sept chevreaux » date du Ier siècle et que ce n’est que 1.000 ans plus tard qu’une de ses variantes est devenue « Le Petit Chaperon rouge ».

 

( 13 août, 2013 )

Bactéries en (s)cul(p)ture.

 

Luke Jerram, un artiste britannique réalise des reproduction en verre soufflé de bactéries et virus capables de rendre les humains ou les animaux malades.

Le projet baptisé « Glass Microbiology » (littéralement « Microbiologie en verre ») compte ainsi à ce jour un grand nombre d’exemplaires comme la représentation de la bactérie Escherichia coli, des virus H1N1 de la grippe porcine, Bactéries en (s)cul(p)ture. dans divers le-virus-h1n1-de-la-grippe-porcine-reconstitue-en-verre_61071_w460-265x300

H5N1 de la grippe aviaire ou encore celui du SIDA. 



Luke Jerram, passionné de médecine, utilise une série de photographies et modèles scientifiques. Mais son travail nécessite parfois l’intervention de virologues de l’Université de Bristol afin de la représentation soit la plus exacte possible. Ensuite, la réalisation finale est effectuée par trois souffleurs de verre professionnels : Kim George, Brian Jones et Norman Veitch. 

Pour Luke Jerram, ce projet permet de rétablir une certaine vérité concernant la représentation habituelle des  virus et bactéries qui apparaissent dans les médias comme artificiellement colorés. Ces représentations ont ainsi tendance à investir complètement l’imaginaire commun au détriment de la réalité. En effet, les virus comme la plupart des composants biologiques sont complètement transparents. En créant des reproductions en verre, l’artiste offre donc l’opportunité d’observer l’infiniment petit de manière authentique et réaliste.

Le travail de Luke Jerram a été accueilli avec grand enthousiasme par les amateurs d’art tout comme par la communauté scientifique. Le projet a d’ailleurs reçu un prix d’imagerie médicale. Actuellement, les sculptures de microbiologie sont exposées au Museum of Arts and Design (MAD) de New York ainsi qu’au National Glass Center au Royaume-Uni.

( 7 avril, 2013 )

Lorsque la photographie revisite la peinture..

Voici deux photographes  qui présentent une caractéristique commune: produire des œuvres  s’inspirant de toiles anciennes, notamment de la Renaissance.

  • Inspiré par les plus grands maitres de la peinture classique, le photographe britannique Edward Carlile est l’auteur d’une série de portraits que l’on dirait tout droit sortie d’un musée. L’artiste   reproduit la même ambiance que l’on trouve dans les tableaux de Delacroix, Rembrandt ou Vermeer. Intitulée Faces of the Past,Lorsque la photographie revisite la peinture.. dans divers pietro-bembo-1526-edward-carlile_88152_w460-265x300 les modèles de cette série photographique ont ainsi la particularité de posséder une étrange ressemblance avec les sujets qui ont inspiré autrefois quelques-uns des plus grands chef-d’œuvres de l’histoire de l’art.

« J’ai toujours aimé regarder les portraits intemporels. Quand j’ai un modèle devant moi, je tiens à les habiller avec des tissus, chapeaux et foulards. Leur enlever tout ce qui attrait à leur contemporanéité pour les rendre universels », raconte ainsi Edward Carlile pour expliquer sa démarche artistique. 

  • Le photographe italien Mark Abouzeid a voulu rendre hommage aux chefs-d’œuvres de la peinture de la Renaissance italienne. En tentant de reproduire par des clichés des œuvres picturales du passé, il est parvenu à donner vie à des photographies proches de la peinture classique où les protagonistes semblent ici tout droit sortis du XVe siècle.

Mark Abouzeid tente de faire se confronter l’art du passé avec les moyens modernes apportés aujourd’hui par la photographie numérique ainsi que par la retouche d’images sur ordinateur. Il  parvient à reproduire quasiment à l’identique l’atmosphère et les rendus picturaux caractérisés par ces tableaux du XVe siècle.  Le photographe italien crée dans cette série de portraits intitulés The New New World portrait-marc-abouzaid-265x300 21ème siècle dans diversune forte ressemblance entre ses sujets et les portraits qui l’ont inspiré. À tel point qu’il est parfois même difficile dans certains cas de faire la distinction entre la photographie et la peinture d’origine ayant servie de modèle. 

 

( 1 avril, 2013 )

à la recherche de la beauté intérieure…

Nick Veasey est un artiste britannique qui produit des images d’impact grâce à un procédé éloigné de la photographie traditionnelle : les rayons X.  D’abord, les sujets sont radicalement mis à nu puisqu’ils sont sous rayons X, ils paraissent immobiles, presque sans vie. Les rayons X semblent capturer le mouvement. Nous reste l’impression que nous nous trouvons alors face à des radiographies plus qu’à des  photographies! Toutefois, le Britannique s’est imposé des limites pour la réalisation de ses photographies. Par exemple, il n’a jamais soumis plus de quatre fois aux rayons X les hommes avec lesquels il a travaillé dans le but évident de minimiser leur exposition aux radiations. 

Vous pourrez retrouver quelques uns de ses clichés sur son blog, ,ici.( il vous suffira de cliquer sur « projects »)

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( 29 janvier, 2013 )

Body painting

Quelques images des œuvres de Dany Quirk qui peint l’anatomie humaine sur des corps et nous plonge ainsi dans de belles illusions d’optique…

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