( 15 mars, 2016 )

printemps des poètes 2016

En ce mois de mars, laissons-nous bercer par quelques poèmes,  connus ou non, lus par des élèves... (glanés sur le siteprintemps des poètes)

L’invitation au voyage

Les montagnes bleues

Carte vitale

L’age d’or

Danser sous la lune

Je suis un chat made in England

On dirait

( 18 novembre, 2013 )

et voici le grand méchant loup qui nous vient de….

Un chercheur anglais, Jamie Tehrani,a réussi à remonter aux origines du conte du « Petit Chaperon rouge » en se servant de méthodes scientifiques. Popularisé par les frères Grimm, dont la version était moins cruelle, ce conte est l’un des plus connus au monde. La version que racontent les frères Grimm dans leur recueil publié en Allemagne au XIXème siècle est elle-même basée sur celle de Charles Perrault, écrivain français, écrit au XVIIe siècle. Et la version de Perrault est tirée d’un conte encore plus ancien transmis par la tradition orale en France et en Autriche. Même si cette filiation est depuis longtemps clairement établie, l’origine plus ancienne de ce conte a toujours fait débat parmi les spécialistes.

L’anthropologue britannique   a mené une étude en  faisant appel à une méthode statistique: un modèle dont se servent les biologistes pour établir le degré de parenté entre les espèces et mieux comprendre leur évolution. Le chercheur explique : j’ai réalisé le même travail qu’un « biologiste qui montre par exemple que les humains et les grands singes partagent un ancêtre commun, mais qu’ils ont évolué dans des espèces distinctes« .

Grâce à cela, il a déterminé que « Le Petit Chaperon rouge » a les mêmes origines qu’un célèbre conte allemand : « Le loup et les sept chevreaux ». L’histoire finale a simplement divergé. Pour arriver à cette conclusion, Jamie Tehrani a employé le modèle mathématique sur 58 variantes du conte en se concentrant sur 72 variables (nombre et sexe des protagonistes, le type d’animal, la fin, les ruses utilisées, etc.) Il existe par exemple une variante du conte où la fillette échappe au loup en demandant si elle peut sortir pour aller aux toilettes. Pour rappel,  « Le loup et les sept chevreaux », conté en Europe et au Moyen-Orient est l’histoire d’une chèvre qui quitte sa maison et ses petits en leur disant de n’ouvrir à personne. Mais le loup qui a entendu l’avertissement parvient à les tromper, à entrer et à les manger. Encore plus différent en Asie de l’est (Japon, Chine et Corée notamment), un conte « La grand-mère tigre », fait dormir tout un groupe d’enfants avec un tigre déguisé en leur grand-mère. Après que l’animal a mangé le plus jeune, les autres réussissent à s’échapper en demandent de sortir pour aller aux toilettes.

Avec le modèle, Tehrani a comparé les similarités entre les variables et déterminé la probabilité qu’elles proviennent d’une même source. Ceci a alors abouti à la création d’un arbre qui montre comment l’histoire a évolué. Selon les résultats publiés dans la revue PLoS ONE, la version la plus ancienne du « Petit Chaperon rouge » n’est pas issue de la tradition orale chinoise comme certains le disaient. « Ma recherche montre l’opposé, à savoir que la version chinoise est dérivée des traditions orales européennes« , affirme Jamie Tehrani . »Les Chinois ont en fait mélangé le Petit Chaperon rouge, le loup et les sept chevreaux, et des contes du folklore local pour créer une nouvelle version hybride« , indique-t-il.  La recherche montre également que « Le loup et les sept chevreaux » date du Ier siècle et que ce n’est que 1.000 ans plus tard qu’une de ses variantes est devenue « Le Petit Chaperon rouge ».

 

( 14 octobre, 2013 )

Vous reprendrez bien une petite dose (d’Art)?

Une fois n’est pas coutume, un peu de pub’ pour une application (NDLR: Je ne l’ai pas personnellement testée….)  qui devrait plaire aux férus des écrans que nous sommes  (presque ) tous et à la génération « zapping » qui caractérise les plus jeunes.

Voici Artips, du lundi au jeudi, une anecdote sur l’Histoire de l’art est envoyée sous forme de newsletter aux abonnés sur leur smartphone ou tablette ou ordinateur. L’appli se voudrait répondre à une volonté de « démocratiser l’art et son histoire, sans pour autant tomber dans la vulgarisation ».

( 1 août, 2013 )

La princesse se maria et alors la vraie vie commença….

 

Dina Goldstein est une photographe d’origine israélienne  qui vit au Canada.  Pour elle, le petit Chaperon rouge, Blanche-Neige, Cendrillon et autres princesses que l’on croise dans  les histoires pour enfants ont des destins tragiques. Elle affirme que sa « série ‘Princesses déchues’ [‘Fallen Princesses’] est née d’une douleur profonde et personnelle, quand  [elle a] développé une colère contre le ‘heureux pour toujours’ qu’on nous donne à manger à la petite cuillère depuis l’enfance. »

Elle explique ainsi  qu’elle a été inspirée, pour créer ces images, par sa fille. Alors que l’enfant commençait à s’intéresser, comme toutes les petites filles, aux princesses, la photographe a eu un cancer. « Les deux événements sont entrés en collision et m’ont interrogée sur cette définition de la princesse et à quoi elle pourrait ressembler si elle avait dû combattre une maladie, lutter financièrement ou faire face au vieillissement. »

La première photo de la série a donc été une Raiponce moderne qui avait perdu ses précieux cheveux avec la chimio.

La princesse se maria et alors la vraie vie commença.... dans divers raiponcechimio-300x211

Là, vous reconnaissez Blanche Neige en mère surmenée…

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Et lorsque la photographe martèle « Je suis une réaliste féroce, donc je voulais mettre les princesses dans des situations de la vie réelle avec leurs propres problèmes. », on peut se demander qui du conte de fées ou du monde moderne est un univers impitoyable…..

 

( 10 octobre, 2012 )

Du Réalisme au fantastique


  • Le Réalisme peut être défini, au sens large, comme la volonté de rendre, par les mots en littérature, par l’image en peinture ou au cinéma, la réalité elle-même, à partir d’une observation scrupuleuse des faits. Cet ancrage de la fiction dans la réalité peut se déceler dans de nombreuses œuvres mais s’est plus particulièrement développé au XIXe siècle. 

La littérature  , la peinture ou le cinéma peuvent-ils avoir pour seule ambition d’être un fidèle reflet de la réalité ?

  • Le fantastique, c’est avant tout  un genre littéraire qui a trouvé son apogée au XIXème siècle en Europe.

 Depuis toujours, la littérature s’est nourrie de récits occultes, de légendes, de contes faisant intervenir la magie, le surnaturel, l’étrange.  Pour sa part, le fantastique aime à se présenter à la frontière de tout cela et navigue entre les eaux du merveilleux et de l’épouvante sans pour autant fermer la porte à la réalité…..Du Réalisme au fantastique dans sujets realisme-fantastique

Dans le fantastique, une perturbation irrationnelle apparaît soudain dans la réalité quotidienne, et le doute, l’inquiétude persiste tout au long du récit quant à la nature de cette perturbation. Selon le théoricien de la littérature Tzvetan Todorov, le fantastique ne serait présent que dans l’hésitation entre l’acceptation du surnaturel en tant que tel et une tentative d’explication rationnelle.

Le fantastique c’est aussi une atmosphère particulière, la peur est souvent présente, que ce soit chez le héros ou dans une volonté de l’auteur de provoquer l’angoisse chez le lecteur.

Alors évidemment, le genre cinématographique au XXème siècle s’est approprié le fantastique avec un succès grandissant.

Parallèlement, si l’on considère que les autres formes d’art sont d’autres modes d’écriture du monde , rien d’étonnant de constater que la peinture, gravure ou sculpture se sont aussi souvent imprégnées du fantastique avec des sujets oniriques, ou fantasmagoriques , bref imaginaires.

Alors quand le doute s’installe…….

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